Bozar
Institution culturelle

Le problème
Monter une exposition dont les pièces sont dispersées dans le monde entier, et dont une partie des archives a disparu. Les objets ne pouvaient ni voyager, ni parfois même être photographiés sous tous leurs angles: les catalogues existants sont en deux dimensions, et personne n’avait vu le dos de certaines pièces.
La réponse
Les catalogues numérisés de l’exposition précédente ont été analysés pour repérer ce qui manquait, puis les pièces ont été reconstituées en trois dimensions et sur 360 degrés, sous la supervision d’archéologues. Les salles du musée ont été relevées au laser, ce qui a donné le décor exact où poser ces objets, et l’exposition « A Passage to Asia » est devenue visitable depuis un navigateur.
Ce qui a suivi
Le rendu était assez convaincant pour que des visiteurs se présentent à la billetterie du musée et demandent comment accéder à l’exposition.
La couche IA
Le dépouillement des catalogues était la partie la plus chère: des centaines de pages à confronter pour savoir ce qui est documenté et ce qui ne l’est pas. Un modèle lit aujourd’hui ces pages, relève les dimensions, les matériaux et les faces absentes, et signale les sources qui se contredisent. Ce qu’il propose pour combler un trou n’est jamais posé tel quel: la décision reste à l’archéologue, et c’est ce qui permet à un musée de signer ce que nous livrons.




