Sites webSite lent ou cassé
Réparer plutôt que refaire
Un site de quatre ans qui rame est presque toujours réparable, souvent en quelques jours. Refaire à neuf coûte dix fois plus et fait perdre le référencement acquis. Voici comment on distingue les deux cas.
Un site lent n’est pas un site fini, et la confusion entre les deux coûte cher. Elle coûte cher parce qu’elle penche toujours du même côté: celui qui facture le plus.
Le diagnostic vient avant la proposition
Nous commençons par un diagnostic écrit, avant toute proposition commerciale. Il dit ce qui est cassé, ce qui est seulement lent, ce qui est dangereux, et combien de travail chaque point représente. Il appartient au client, et rien n’oblige à nous confier la suite.
Cet ordre n’est pas une politesse. Un prestataire qui chiffre avant de diagnostiquer chiffre ce qu’il sait faire, et il découvre ensuite que le problème était ailleurs. Un diagnostic qui n’engage à rien peut conclure qu’il n’y a presque rien à faire, ce qu’une proposition commerciale ne conclut jamais.
Il couvre le temps de chargement mesuré sur ordinateur et sur téléphone, les pages en erreur, les liens morts, les formulaires qui n’envoient plus, la version du socle et des extensions avec les failles connues sur ces versions, l’existence des sauvegardes et surtout le fait qu’elles se restaurent réellement.
La première chose qu’on regarde tient en cinq minutes
Le cas le plus fréquent n’est pas la panne technique, c’est le prestataire injoignable. Le site tourne, personne ne peut y toucher, et l’entreprise n’a ni les accès ni le code.
Ce cas est aussi le plus simple à traiter, à une condition: que le nom de domaine soit au nom de la société. Si c’est le cas, on reprend la main sur l’hébergement et les accès sans la coopération de la personne partie. Si ce n’est pas le cas, tout le reste de la conversation change, et la reprise devient une négociation plutôt qu’une opération technique.
Cette vérification prend cinq minutes et c’est la première chose que nous regardons, avant même de mesurer quoi que ce soit. Pour un domaine en .be, le titulaire déclaré se lit publiquement dans le registre de DNS Belgium, et n’importe qui peut donc la faire lui-même avant de nous appeler.
Quand la refonte est la bonne réponse
Elle l’est quand la réparation coûterait plus cher que la reconstruction, et ce cas existe. Un socle abandonné par son éditeur, une accumulation d’extensions qui se contredisent, un thème modifié directement dans ses fichiers si bien qu’aucune mise à jour ne passe sans casser l’affichage.
Dans ces situations, chaque correction en déclenche deux autres, et le devis de réparation dépasse celui d’un site neuf. Nous le proposons alors, et nous montrons le calcul plutôt que de l’affirmer.
Ce que la refonte fait perdre, et qu’on oublie de compter
Un site de quatre ans a accumulé quelque chose qui ne figure sur aucune facture: des adresses connues des moteurs, des pages qui se positionnent, des liens entrants pointant vers des URL précises.
Une refonte qui change la structure des adresses sans plan de redirection perd tout cela en quelques semaines, et le trafic met des mois à revenir quand il revient. C’est la raison pour laquelle nous parlons de cette question avant l’esthétique, et pas après la mise en ligne.