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Auto-hébergé, et démontrable

Certaines données n’ont pas le droit de sortir. Dossiers de patients, pièces d’un marché public, contrats sous clause de confidentialité. Les outils que nous employons s’installent sur vos serveurs, et ce qui compte ensuite n’est pas l’affirmer mais pouvoir le prouver.

Le mot souveraineté sert aujourd’hui à peu près à tout. Il apparaît dans les cahiers des charges bien plus souvent qu’il ne décrit une réalité technique, et presque aucune organisation européenne n’est réellement indépendante d’un fournisseur américain. Ce que les entreprises veulent concrètement est plus modeste et plus vérifiable: savoir où résident leurs données, sous quelle base légale, et qui peut y accéder.

Où vivent les données, et sous quelle règle

C’est de cela que traite cette page. Les moteurs de flux que nous employons sont ouverts, n8n au premier rang, et s’installent sur une machine que vous contrôlez. Un modèle de langage ouvert, Mistral ou Llama, peut tourner sur vos propres serveurs quand la sensibilité l’exige, ou chez un hébergeur européen quand elle ne l’exige pas. Les deux se combinent: une question anodine part vers un service mutualisé, une question qui contient un nom de patient reste dans vos murs.

Moins performant, et nous le disons avant

Ce choix a un coût et nous le disons avant, pas après. Un modèle auto-hébergé demande une machine, sa mise à jour et sa surveillance, et il sera moins performant qu’un service en ligne à budget égal. Pour beaucoup d’usages internes, cet écart ne se remarque pas. Pour d’autres, il se remarque tout de suite. L’arbitrage se fait usage par usage, jamais en bloc.

Ce que nous établissons par écrit

Ce que le règlement européen impose

Le règlement européen sur l’intelligence artificielle entre en application par étapes. Il classe les systèmes selon leur risque et impose des obligations de transparence, en particulier lorsqu’un système s’adresse à une personne ou contribue à une décision qui la concerne. Un assistant qui répond à vos équipes sur des procédures internes n’est pas dans la même catégorie qu’un système qui trie des candidatures. La première question à trancher est donc celle du classement, avant toute discussion technique.

Deux conséquences pratiques que nous appliquons par défaut. Quand un système automatisé dialogue avec une personne, il le dit. Et quand une décision engage quelqu’un, un humain la valide et son nom figure dans la trace.

Nous ne sommes ni avocats ni délégués à la protection des données. Nous construisons de façon à ce que votre conseil puisse faire son travail: une architecture lisible, des traitements nommés, des traces exploitables. Le contraire, une conformité rattrapée après coup sur un système opaque, coûte plusieurs fois le prix.

Si vous ne savez pas encore quels traitements vous avez, c’est l’audit qui commence par les inventorier.

Quelles données ne peuvent pas sortir de chez vous ?

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